Si Nic Endo apparait d'une inquiétante étrangeté, retranché derrière l'idéogramme "résistance" peint sur son visage dont on ne sait si il signifie sa capacité d'absorption de drogues et de bruit ou un refus de la modernité (ce qui revient finalement au même), Alec Empire lui semble se livrer complétement et sans réserve.Seul élément stable auquel on peut se raccrocher, l'œil du cyclone.
Aucune trace de modification corporel. Son corps de marbre semble hors d'atteinte, comme s'il était la source de sa propre existence, auto-créé ex nihilo et agissant selon une logique qui lui est propre. Il est le surhomme que nous attendons, l'homme-machine, chez qui tout ce qui de l'ordre de la nature est annihilé. Ses cycles ne sont plus régies par les contingences matérielles extérieures, mais par les mouvements internes de la chimie introduite sous forme de pilules souriantes. Elles ont petit à petit remplacées chacune de ses émotions par une formes de perception contrôlée, entièrement, ne laissant place à aucun phénomène idiosyncratique. Il est la nouvelle arcane, celle de l'affranchie androïde qui à retracé sa ligne de chance avec le rasoir de son père, il est entièrement pénétré de cette nouvelle liberté, celle du contrôle.
A.L